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L'impact environnemental du numérique !

Dernière mise à jour : 1 févr. 2021

Les internautes relèvent une augmentation excessive de temps connectés en ligne tout le long de la journée. Même dans les moyens de transport en commun, on remarque de plus en plus des usagers qui ont les yeux dirigés vers leurs téléphones ou autres équipements connectés pour suivre les actualités ou échanger avec les proches, remplaçant les bonnes anciennes habitudes de la lecture des journaux quotidiens ou des livres préférés.


Les réseaux sociaux à leurs tours prennent une grande partie de temps libres des utilisateurs tout en partageant des photos, des vidéos et de l’actualité avec les amis et les proches. Enfin, le numérique a pris une grande place dans nos quotidiens. Même dans le milieu professionnel, c’est presque impossible de se séparer de la matière numérique : envoi de mails, organisation des réunions, planification des projets, partage des informations entre collègues, etc.


Les leaders de fabrication des appareils numériques ne cessent pas de proposer des nouveaux produits en sortant des nouvelles générations aux utilisateurs, qui certains entre eux n’hésitent pas à acheter les nouveaux modèles même si les appareils sont toujours fonctionnels.

Mais imaginons-nous les conséquences de cette consommation massive de numérique sur la planète ?

La pollution numérique en quelques chiffres

En entreprise, l’utilisation de la technologie de l’information représente 21% de sa consommation totale. A l’échelle mondiale, le numérique consomme 10% de l’électricité selon un rapport de l’Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME). De même, près de 4% de gaz à effet de serre mondial est émis par le secteur informatique. Le numérique pollue cinq fois plus que le parc automobile français.


Par exemple, un envoi d’un mail avec une photo équivaut à utiliser une lampe de 25W pendant 1 heure sachant que chaque heure près de 12 milliards de mails sont envoyés, hors spams. Entre autres, la fabrication d’un ordinateur fixe nécessite 800 kg de matière primaire dont 40% de plastique, c’est que provoque 124 kg d’émission de CO2. En vrai, cette consommation est équivalente à l’émission de gaz d’un vol entre Paris et Genève.

Cycle de vie d’un équipement informatique

Pour mieux comprendre l’impact écologique de numérique, suivons le cycle de vie d’un équipement informatique :

  1. La fabrication : l'extraction des ressources minérales est une étape très énergivore puisque les mines ont une densité de métaux de plus en plus faibles donc il faut de plus en plus d’énergie pour les extraire. Ainsi, de plus en plus de métaux sont utilisés voire 45 métaux au total.

  2. Le transport : le transport des appareils construits engendre évidemment des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution qui ont un effet néfaste sur la biodiversité.

  3. Stockage des données : le point le plus critique de secteur informatique est le stockage des données dans les centres des données, en anglais « data centers », qui sont des grands lieux regroupant de dispositifs informatiques (des serveurs informatiques, des routeurs, de commutateurs, des fibres optiques, etc.) Ces machines doivent être alimentées en électricité et maintenues à des températures basses en permanence. Le processus de refroidissement nécessite une utilisation massive des eaux. En 2019, les data centers de Google dans trois États ont consommé 2,3 milliards de gallons d’eau.

  4. Recyclage : malheureusement, le processus de recyclage des appareils numériques est très compliqué. Et seule l’entreprise belge Umicore est capable de recycler 17 métaux sur 45. En France, seuls 6% des téléphones sont recyclés, sur les 24 millions d'appareils neufs vendus chaque année.


La lutte contre la pollution numérique

  • L’ONG Greenpeace pousse les grandes entreprises d’Internet (Amazon, Google, Facebook, Apple, Netflix...) à réduire leurs impacts environnementaux comme l’utilisation des énergies renouvelables pour l’alimentation des centres informatiques des données dans un programme nommé « 100% électricité verte ».

  • Le site Clickclean présente des notes de consommation énergétiques des sites et des applications connus, de A (pour les moins polluants) à F (pour les plus polluants). Par exemple, Facebook est noté par un A avec 67% d’énergie propre, 7% de gaz naturel, 15% de charbon et 9% d’énergies d’origine nucléaires.



  • Crée en 2009, Ecosia est un moteur de recherche qui plante des arbres grâce aux recherches internet de ses utilisateurs, ils versent environ de 80% de leurs bénéfices pour la biodiversité.

  • Depuis 2013, Fairphone, est l’une des premières entreprises à proposer des téléphones éthiques : le plus possible de matériaux responsables, réutilisables et recyclables.

  • Lancée en 2016, Cleanfox est un service internet gratuit permet de supprimer et de se désabonner de toutes les newsletters très rapidement afin de réduire son empreinte carbone.

Réflexions à adopter par les utilisateurs pour moins polluer

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  • Trier les mails et supprimer les spams et les mails inutiles;

  • Réduire la taille des pièces jointes envoyés;

  • S’équiper léger en fonction de ses besoins;

  • Faire durer ses équipements pour éviter la surconsommation;

  • Limiter au maximum la consommation d’énergie;

  • Contrôler son utilisation internet;

  • Optimiser les impressions;

  • Supprimer les logiciels inutiles des ordinateurs;

  • Fermer les onglets inactifs lors d’une navigation internet;

  • Trier les dossiers sur l’ordinateur et vider le dossier « téléchargements ».


Références


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