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Les plastiques, un mal du siècle ?

Dernière mise à jour : 1 févr. 2021

L’usage du plastique est aujourd’hui ancré dans nos modes de consommation et de vie. Pourtant, cette matière qui prend des siècles pour se détruire, constitue une réelle menace pour notre écosystème. Aujourd’hui, la question du recyclage de ces déchets est au cœur de la géostratégie pour certains pays comme la Chine recevant la plupart des déchets plastiques de l’Europe. Avec les besoins croissants, l’industrie du plastique n’est pas prête de ralentir et la production de cette matière constitue une menace mortelle pour notre écosystème, notre santé et notre bien-être en général. Puisque le plastique est utilisé dans tous les secteurs de l’économie, il devient difficile de lutter contre la prolifération de cette industrie qui est en perpétuelle évolution. Cependant, plusieurs de ces innovations sont au cœur de campagnes de sensibilisations mondiales du fait de la dangerosité qu’elles représentent pour l’environnement.

Les récents drames survenus concernant la mort de plusieurs baleines qui ont ingéré des kilogrammes de plastiques a touché l’opinion publique internationale. Ce n’est qu’un cas isolé parmi tant d’autres. Il montre l’urgence auquel nous faisons face dans la protection de la planète et de la biodiversité.

Le plastique un mal du siècle ? donne un constat de cette matière sur notre environnement en faisant un focus sur la filière des matières plastiques, mais aussi sur les modes de recyclage du plastique et les risques de pollution liés à l’utilisation de cette matière et enfin, sur les alternatives possibles à l’utilisation du plastique.

Synthèse, production et utilisations


D’un point de vue scientifique, le plastique résulte de monomère [1], qui sont assemblés pour donner des polymères [2]. Imaginez des millions de petites billes collées les unes aux autres formant un ensemble compact de plusieurs chaines de billes. A la suite de cet assemblage par différents procédés, les propriétés du produit final, à savoir le plastique dépendent des propriétés des monomères utilisés, monomère d’origine synthétique ou monomère d’origine naturelle. La quasi-totalité du plastique que nous utilisons au quotidien est produite à partir de monomères d’origine synthétique tel que le styrène, qui est un composé organique toxique, naturellement présent dans certains organismes (à très faible quantité dans les fruits, légumes et viandes et à forte quantité dans le pétrole). Ainsi, la matière synthétique obtenue est résistante aux chocs, à certaines variations de température et elle est modulable, d’où son usage important dans plusieurs industries.En effet, chaque année, des tonnes de plastiques sont produites et utilisées. De 1950 à 2015, la production mondiale de plastique est passée d’environ 2 millions à 448 millions de tonnes. Nous retrouvons du plastique dans divers objets que nous utilisons au quotidien (coque et revêtement de téléphone, de télévision et de voiture, bouteille d’eau, structure d'avion, emballage alimentaire et surtout les sacs plastiques etc..) d’où la nécessité et l’importance de mettre en place des systèmes de recyclage du plastique pour éviter de polluer l’environnement.

Valorisations des déchets plastiques


Presque tous les déchets plastiques, qui envahissent notre environnement peuvent bénéficier d’une seconde, voire de plusieurs vies après une première utilisation.

En effet, les divers progrès scientifiques nous ont permis de recycler le plastique par divers procédés industriels innovants tels que la valorisation énergétique, biologique, mécanique et chimique. En dépit de toutes de ces innovations technologiques, on estime à environ 91% des déchets plastiques qui ne sont pas recyclés dans le monde.

Un chiffre très inquiétant qui peut s’expliquer par une négligence collective. Que faire face à ces menaces, quand nous savons que si nous n’agissons pas immédiatement, dans 30 ans, il risque d’avoir plus de déchets plastiques dans les océans que sur la terre. Voudrions-nous manger des plastiques à la place des poissons ? Que laisserions-nous à nos enfants dans les prochaines années ? Prenons-nous conscience de notre négligence ? Tant de questions que nous nous posons tous les jours sans une réelle prise de conscience. Afin d’éveiller les consciences, une évaluation des risques liés à ces pollutions plastiques est nécessaire.

Risques liés à la pollution plastique


Les risques liés à la pollution est d’une telle ampleur que les scientifiques parlent d’un septième continent de déchets aussi appelé Great Pacific Garbage Patch. Il s‘agit une zone de convergence des déchets flottants située dans le Pacifique Nord, entre la Californie et le Japon. Ces fameux déchets plastiques, n’ayant toujours pas trouvé de repreneurs et qui continuent de joncher les rues et d’envahir les océans, constituent un risque imminent pour la biodiversité et l’écosystème marin.

En effet, avec le développement exponentiel du septième continent, les espèces maritimes et les oiseaux sont plus en plus affectées. Chaque année, environ cent mille mammifères marins et un million d’oiseaux dans le monde, meurent par étranglement ou étouffement, dans les pièges des filets abandonnés. Et cela ne s’arrête pas là. L’ingestion des déchets plastiques par les animaux des différents écosystèmes reste une réalité. On compte aujourd’hui plus de 660 espèces affectées. Un autre point important à rajouter c’est la prolifération de bactéries. En effet, du fait de l’accumulation de ces déchets, il y’a eu l’apparition de nouveaux types de bactéries notamment provenant de l'insecte Halobates sericeus [3], vivant sur des plastiques flottants dans le Pacifique. Une étude réalisée en 2005, a démontré que la propagation de ces espèces dans les eaux subtropicales a quasiment doublé du fait des débris.

Elle a triplé dans les eaux tempérées. En outre, les impacts sociaux et économiques des déchets plastiques en mer se chiffrent en millions d'euros et les solutions sont difficiles à mettre en œuvre (barrages sur rivière, filets en mer, nettoyage des chaluts, des plages, opérations de ramassage, bénévolat...). Avec ces risques sur notre environnement menaçant directement notre vie, il est impératif de mettre en place certaines solutions durables pour changer les choses et surtout de régler les risques liés à la formation du septième continent.

Solutions et/ou alternatives


Afin de lutter efficacement contre les dangers pesant sur notre écosystème , GASD (Global Action for Sustainable Development) propose quelques solutions et alternatives que nous devons mettre en place et intégrer dans nos modes de vie et de consommation. Les actions sont les suivantes :

  • Une surveillance locale des déchets (équiper les ports qui n’ont pas encore d’infrastructures adaptées pour récupérer les déchets et certains équipements de pêche obsolètes ;

  • Adopter des lois et conventions strictes (avertissements, sanctions, etc…) ;

  • Encourager la digitalisation de tous les secteurs afin de consommer de manière responsable ;

  • Participer aux campagnes de sensibilisation, marches verte (lutter contre la prolifération des déchets sauvages) ;

  • Opter pour les plastiques biodégradables.



[1] En chimie, un monomère est une substance le plus souvent organique utilisée dans la synthèse des oligomères et des polymères au cours d'une réaction d'oligomérisation ou de polymérisation.

[2] Les polymères constituent une classe de matériaux. D'un point de vue chimique, un polymère est une macromolécule[1] (molécule constituée de la répétition de nombreuses sous-unités).

[3] Un cousin de nos araignées d'eau.

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