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Faut-il craindre la montée des eaux dans les prochaines années ?

Dernière mise à jour : 1 févr. 2021


A l’exception de nombreuses thématiques qui animent l’actualité quotidienne (grèves, guerres, etc…), le réchauffement climatique, véritable fléau de ce 21ème siècle est le sujet qui devrait le plus nous préoccuper. Ce phénomène affectant l’homme tant sur le plan psychologique que comportemental, fragilise également nos écosystèmes. Et si rien n’est fait d’ici 2060 avec la montée des eaux, des villes, des îles ou même des pays risquent de disparaître, ce qui représente environ 187 millions de déplacés climatiques.


En première position, nous avons les villes asiatiques qui semblent les plus menacées (Shanghai, Shenzhen, Bangkok, Tokyo et Osaka). Chittagong et Dacca au Bangladesh et Hô Chi Minh-Ville au Viêtnam sont également menacés. Avec une population qui doublera d’ici 2060, le nombre de réfugiés climatiques risque d’être considérable.


En Amérique, Annapolis, New York, Miami et la station spatiale de Cap Canaveral (Floride) seraient les principales villes touchées par la montée des eaux. Le rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), publié en janvier 2017, montre que les côtes américaines, en particulier sur la façade Atlantique, sont parmi les plus vulnérables à la montée des océans. Le pire scénario correspondrait à une élévation de 2,5 mètres le long de ces côtes d'ici 2100.


En Afrique, Le Cap, Lagos, Alexandrie, Grand-Bassam, Lomé, la Guinée ou encore Abidjan sont directement menacés par la montée des eaux. Abidjan fait partie des villes les plus vulnérables face au risque de la hausse du niveau de la mer. La cité s'étale sur les bords de l'océan Atlantique et selon le rapport State of the World Cities 2008-2009 de l'ONU Habitat, le port et l'aéroport d'Abidjan se situent un mètre au-dessus du niveau de la mer. Une montée des eaux pourrait ainsi noyer 562 km2 le long de la côte. Voici quelques exemples de villes dans différents continents qui seront sans doute fortement impactées. Nous devons agir dès maintenant.


Hormis la sensibilisation faite par les différents acteurs et entités vecteurs de changements concernant ce sujet (Etats, Associations, ONG, citoyens), des solutions existent pour lutter contre la montée des eaux, notamment :


Les digues : les digues sont des ouvrages construits dans le but d’empêcher les submersions. Dans le cas présent, la construction de digues pourrait protéger les villes menacées par la montée des eaux. Une des difficultés est d’entretenir l’ouvrage qui sera lui-même soumis aux différentes pressions liées à la montée des eaux. Un pays comme les Maldives et une ville comme Venise ont déjà commencé à tester ce type de dispositif.


La mangrove : la mangrove est un écosystème vivant, composé de plantes pouvant vivre en milieu marin (eau saumâtre qui est un mélange d’eau de mer et d’eau douce). En plus de la réduction du taux de CO2, les racines des mangroves absorbent une grande quantité d’eau et peuvent constituer une barrière naturelle face à la montée des eaux.


Migration et Îles flottantes : La montée des eaux va entrainer un déplacement des populations qui ne pourront plus vivre dans les zones touchées. Pour éviter ce déplacement, plusieurs organismes proposent des projets d’Îles artificielles et d’Îles flottantes. Un de ces projets a été soutenu par l’ONU, il s’agit du projet Oceanix qui est vise à construire des villes flottantes autosuffisantes qui pourraient accueillir les populations victime de la montée des eaux.


En conclusion, la montée des eaux est un sujet important et sera une conséquence directe du réchauffement climatique. Plusieurs solutions existent pour lutter contre la montée des eaux, cependant, pour limiter l’impact de ce phénomène, des décisions doivent être prises dès à présent par les organismes nationaux et internationaux pour réduire le réchauffement de la planète.

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